Fighting with my Family : Vince Vaughn, Florence Pugh et Nick Frost se mettent au catch avec Dwayne Johnson dans le cadre d’un biopic

Stephen Merchant s’apprête à réaliser un biopic entièrement dédié à l’univers de la lutte professionnelle. Le casting regroupe des stars à Hollywood et des acteurs britanniques de renom. Le film devrait servir de publicité géante à la franchise de catch américaine qui domine le marché, la WWE, dont les combats sont diffusés sur AB1 et NT1.

Les spectateurs qui avaient apprécié la performance de Mickey Rourke dans le film The Wrestler de Darren Aronofsky risquent de se réjouir avec ce nouveau projet cinématographique dans l’univers du catch. La performance physique de Mickey Rourke a marqué de très nombreux cinéphiles. Les prouesses réalisées lors des combats extrêmes sont encore dans toutes les mémoires. L’acteur de 9 semaines ½, de L’année du dragon et d’Angel Heart signait son grand retour à Hollywood avec un rôle christique. Il incarnait la légende des années 1980, Randy « The Ram » Robinson, qui reprenait du service dans des conventions de catch indépendantes à travers les Etats-Unis. Cette performance a été salué par les critiques et lui a même valu une nomination aux Oscars. Sean Penn dans le film Harvey Milk a pourtant raflé la ceinture intercontinentale… enfin l’Oscar du meilleur acteur à Mickey Rourke cette année-là.

Hollywood s’apprête donc à retrouver l’ambiance des rings de catch, des foules en délire et des sessions d’entraînements éprouvantes pour les besoins de Fighting with my Family. Ce long-métrage sera confié au comédien Stephen Merchant (vu récemment dans Logan), réalisateur et scénariste à ses heures perdues. Le  casting de Fighting with my Family réunit les comédiens Vince Vaughn, Lena Headey, Nick Frost, Jack Lowden, Florence Pugh et l’ancien lutteur Dwayne Johnson « The Rock ». Ce dernier est devenu « l’acteur » le plus bankable à Hollywood en 2016 après ses débuts dans des productions modestes (l’adaptation du jeu vidéo Doom notamment). Il aura d’ailleurs la double casquette de producteur exécutif et de comédien dans ce tout nouveau long-métrage dans l’univers de la lutte professionnelle selon des révélations de Deadline, via sa société Seven Bucks Production.

Ce projet cinématographique de Stephen Merchant est en réalité un biopic sur la famille Bevis qui a entièrement consacré son existence au catch. Leur école de lutte était basée à Norwich en Angleterre. Le père de famille, Ricky Bevis, a débuté cette entreprise folle avec sa compagne afin de tenter d’oublier ses années de précarité et de tourner le dos à son passé criminel. Leur entreprise familiale assez peu conventionnelle dénote fortement face aux machines de guerre américaines. Chaque membre de la famille a entièrement dédié son existence au catch. Tous participent et combattent sur le ring, parfois même l’un contre l’autre. Leur travail acharné et les longues années consacrées à la lutte professionnelle vont finalement porter leurs fruits. Leur fille talentueuse Saraya va réussir à signer un contrat avec la prestigieuse institution de la WWE. La jeune pépite va pouvoir ainsi dévoiler son talent sur la scène internationale en combattant face aux plus grandes athlètes, les divas de la WWE, sur les rings à travers les Etats-Unis. Fighting with my Family devrait donc retracer l’épopée et rendre hommage à ces artisans de l’ombre de la lutte professionnelle dont la fille s’est retrouvée dans la lumière de la WWE.

stephen-merchant-nick-frost-lena-headey--florence-pugh-dwayne-johnson-vince-vaughn-fighting-with-my-family-paige-bevis-family-WWE-diva-biopic

La représentante la plus connue de cette famille est effectivement la jeune catcheuse britannique connue sous son nom de scène Paige. La lutteuse professionnelle a malheureusement été récemment la cible, comme de nombreuses stars à Hollywood, d’un odieux et monstrueux hacking de photographies personnelles et intimes. Le tabloïd britannique The Sun a publié un grand nombre d’articles à ce sujet ce mois-ci. La firme de catch pour laquelle elle travaille, la très célèbre WWE, pourrait prendre des mesures disciplinaires contre la jeune femme face à la pression des fans et à l’esprit anglo-saxon assez puritain. Paige a même déjà été suspendue pendant 60 jours en 2016 par la WWE suite à la prise d’antalgiques.

Le film Fighting with my Family pourrait lui même être menacé si le scandale des photographies intimes dévoilées sur Internet prenait des proportions démesurées pour la carrière de la catcheuse britannique. En cas d’annulation, les amateurs de divertissements 100% américains pourront se rabattre sur les adaptations de séries cultes et vintage sous le soleil de la Californie : Baywatch (Alerte à Malibu) cet été ou le film Chips qui sort le 24 mars aux USA.

Fighting with my Family s’inspire en réalité d’un documentaire britannique qu’avait découvert Dwayne Johnson en 2012 sur la famille Bevis. Réalisé pour le compte de Channel 4, ce film s’intitulait The Wrestlers : Fighting with my Family.

D’après des informations d’Imdb, le tournage  du long-métrage de Stephen Merchant aurait déjà débuté. Les prises de vue vont se dérouler à Londres et à Los Angeles. Le scénario du film a été écrit par Stephen Merchant. Ce biopic risque malheureusement d’être beaucoup plus lisse que The Wrestler. Fighting with my Family est en effet une production des studios WWE. L’image des catcheurs a donc fort peu de risques d’être écornée.

Reste à savoir si d’autres lutteurs professionnels participeront au tournage de ce biopic pour les besoins des combats notamment. Paige a été opposée ces dernières années à sa grande rivale AJ Lee. La vie privée des catcheuses a également été mise sur le devant de la scène – du ring – ce qui ne va pas plaire aux féministes ! Paige a été en froid pendant un temps avec la WWE suite au licenciement du catcheur Alberto del Rio avec lequel elle partage sa vie. Lors des combats entre AJ Lee et Paige, les foules hystériques hurlaient le nom du petit ami de AJ Lee, le lutteur CM Punk, afin de décourager Paige et pour afficher leur hostilité face à la catcheuse britannique. Certaines mauvaises langues contestent la véracité des coups portés lors des affrontements sur le ring. Les mises en scènes des combats de catch, souvent critiquées, et la théâtralisation des affrontements pourraient également avoir eu pour conséquences d’entièrement scénariser ces supposés liens et relations entres les catcheurs qui auraient donc été créés de toute pièce pour les besoins des shows et d’une prétendue rivalité entre les athlètes, qui hors caméra sont une grande famille.

fighting-withmy-family-stephen-merchant-director-realisateur-florence-pugh-paige-wwe-diva-superstar-catch-wrestling-biopic

L’actrice Florence Pugh incarnera la catcheuse Paige dans ce biopic sur ses parents et ses frères, les Bevis. Selon des informations de Den of Geek et d’après les publications Instagram de Dwayne Johnson, Vince Vaughn pourrait interpréter le rôle de la légende déchue de la WWF, l’ancêtre de la WWE, Jake « The Snake »  Roberts. Ce lutteur professionnel a eu une enfance terrible marquée par des drames atroces et des abus sexuels. Sa carrière fulgurante au sein de la WWF, et les souvenirs de sa jeunesse traumatisante l’ont confronté à de terribles addictions à la drogue et à l’alcool. Jake Roberts a pu être sauvé et retrouver goût à la vie grâce notamment à l’ancien catcheur Diamond Dallas Page et à la famille Davis. Roberts a effectivement vécu pendant un certain temps aux cotés de la famille de la catcheuse Paige en Angleterre.

vince-vaughn-jake-roberts-jake-the-snale-roberts-WWE-hall-of-fame-WWF-catch-wresting-fighting-with-my-family-stephen-merchant-DDT-biopic-paige-bevis-family

Lena Headey va incarner Julia Bevis, la mère de famille, plus connue sur le ring sous le nom de Sweet Saraya. Nick Frost, le compère inséparable de Simon Pegg, jouera le rôle du père du clan Bevis, le catcheur Ricky Knight. Jack Lowden va jouer le frère de Paige, le lutteur Zak Zodiac.

Dwayne Johnson en plus d’Alerte à Malibu et de Fighting with my Family risque d’avoir fort à faire très prochainement à Hollywood. Les monstres terrifiants issus du jeu vidéo Rampage risquent d’être bien plus durs à terrasser que ses anciens adversaires de la WWE plutôt coriaces comme l’Undertaker ou Stone Cold Steve Austin.

Le film de Stephen Merchant devrait sortir en 2018 aux USA.

the-wrestlers-fighting-with-my-family-channel-4-documentary-paige-bevis-family-dwayne-johnson-stephen-merchant-biopic-WWE-wrestling

 

Festival

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Newsletter

À ne pas manquer

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.

Englouti : le ventre de la mer

Avalé par un cachalot avec une heure d’oxygène, Austin Abrams livre un survival viscéral et bluffant, entre huis clos organique et décors palpitants. Dommage que des flashbacks trop bavards et un final lourdingue lui coupent le souffle, là où le film aurait pu rester en apnée jusqu’au bout.

Ni vue, ni connue : une figurante (trop) douée

Après l’échec relatif des "Cyclades", Marc Fitoussi retrouve une inspiration remarquable avec "Ni vue, ni connue", une comédie à la fois drôle, caustique et sensible. En confiant à Isabelle Huppert le rôle d’une figurante obstinée rêvant de décrocher enfin un véritable rôle, le réalisateur signe un contre-emploi aussi audacieux que pertinent. À travers le parcours semé d’humiliations de Corinne Maclou, le film explore avec finesse l’invisibilité de ceux qui peuplent les marges du spectacle. Entourée de comédiens et réalisateurs jouant leur propre rôle, la figurante tente inlassablement de se faire une place dans un univers dominé par les rapports de pouvoir et les réseaux. Si le scénario se montre parfois prévisible, ce défaut est largement compensé par la qualité des dialogues, l’acuité du regard porté sur le milieu artistique et l’autodérision permanente d’Isabelle Huppert. Marc Fitoussi brosse ainsi un portrait aussi drôle que cruel de la condition de figurant, sans jamais perdre de vue l’humanité de son personnage. Une excellente comédie qui conjugue intelligence, émotion et mordant.

Reefer Madness : C’est de la bonne !

Du jazz, des joints, des meurtres et des bigots en roue libre : Reefer Madness transforme la propagande antidrogue en comédie musicale complètement perchée. La prohibition n’a jamais été aussi funky !

Petite Casbah : les toits de la liberté

"Petite Casbah" suit quatre enfants sur les toits d'Alger en 1955. Khadidja, Lyes, Philippe et Ahmed enquêtent pour faire libérer Malek, injustement emprisonné. Une aventure animée et fraternelle, entre jeu de piste et conte, qui raconte la guerre d'Algérie à hauteur d'enfant.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.