Série Silicon Valley : Critique de la saison 1

Silicon Valley saison 1 : Les héritiers de Steve Jobs

Synopsis : La série décrit l’aventure de six programmeurs vivant ensemble et essayant de percer dans la Silicon Valley, en Californie.

Mike Judge est connu pour ses Beavis & Butt-Head, une série d’animation vulgaire et médiocre sur MTV, qui a pourtant eu du succès, le trash faisant souvent recette. La suite fût encore moins glorieuse avec son film Idiocracy, tout aussi navrant et vulgaire que la plupart de ses productions, c’est dire comme sa nouvelle série malgré qu’elle soit sur HBO.

A 51 ans, il semble avoir atteint sa maturité et nous offre une série adulte, tout en injectant de temps à autre, un peu de vulgarité, mais sans que cela soit de mauvais goût, sûrement le fait de ne pas être seul à l’écriture, entouré de scénaristes chevronnés comme Alec Berg et Dan O’Keefe (Seinfeld), Ron Weiner (Futurama et 30 Rock), puis Dave Krinsky et John Altschuler (King of the hill et Les rois du patin).

D’ailleurs, il faut attendre le troisième épisode pour voir un peu de vulgarité. Avant cela, on nous laisse du temps pour faire la connaissance de ses 6 sympathiques programmateurs, même si ce sont des clichés de geeks, aussi bien physiquement, que dans leur manière de vivre, de parler, bref de fonctionner.

Richard Hendrix est la tête pensante de ce groupe d’amis, un génie effacé qui va créer un logiciel permettant de compresser tout les formats possibles, avec moins de perte que ceux existants. Vous n’avez pas vraiment compris ? Pas grave. Malgré un vocabulaire propre aux informaticiens, on n’ai jamais largué, les dialogues étant adaptés aussi aux non-initiés.

Autour de lui, gravite des personnalités différents avec Elrich, celui qui héberge tout ce monde et réussit à prendre part à l’aventure grâce à sa tchatche, ce qui soulage Richard Hendrix qui préfère rester dans l’ombre. Dinesh, le quota immigré mais surtout le souffre-douleur de Gilfoyle, l’autre quota immigré mais canadien, ce qui est pire que tout pour eux, ce nous offrira un des meilleurs moments de la série. Big Head, est le meilleur ami de Richard Hendrix mais aussi le seul qui va devoir quitter le navire et partir chez l’ennemi Matt Ross, une sorte de Mark Zuckerberg, remplacé par Jared, celui qui va structurer la start up, tout en étant encore plus effacé que Richard Hendrix, ce qui est un véritable exploit.

La série Silicon Valley ne se contente pas de nous faire rire, elle offre aussi une vraie trame. On suit avec plaisir la mise en place de leur start up, qui les fait basculer dans un monde moins calme que celui dans lequel ils se complaisaient et vont découvrir la compétition, les coups bas et autres difficultés pour se faire une place au soleil de Californie.

Les épisodes durent 30 minutes, il y en a que 8, c’est un peu frustrant et tellement loin des standards habituels avec plus de 20 épisodes par saison. Un format court comme les séries anglaises, auxquelles elles se rapprochent sans les rires enregistrés, ce qui la rend moins énervante que The Big Bang Theory, dont on ne peut éviter la comparaison.

En dehors de Martin Starr ; Freaks & Geeks, qui est abonné à ces rôles mais cela lui sied bien, le reste du casting est peu connu, cela permet de ne pas avoir d’à priori sur eux. C’est rafraîchissant, une série attachante et renouvelée pour une seconde saison, une très bonne nouvelle, même s’il faudra attendre Avril 2015.

Fiche Technique : Silicon Valley

Créée par : Mike Judge, John Altschuler, Dave Krinsky et Alec Berg
Distribution : Thomas Middleditch, TJ Miller, Josh Brener, Martin Starr, Kumail Nanajiani, Christopher Evan Welch, Amanda Crew, Zach Woods et Matt Ross
Genre : comédie
Format : 1 saison avec 8 épisodes de 30 minutes
Chaîne de diffusion : HBO

Auteur de la critique : Laurent Wu

 

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