The Deleted : la série de Bret Easton Ellis visible dès le 04 décembre

L’auteur américain talentueux et sulfureux Bret Easton Ellis, célèbre pour ses œuvres comme American Psycho, Moins que zéro et Les lois de l’attraction, va faire ses grands débuts à la réalisation avec la série The Deleted. L’intrigue entraîne un groupe de jeunes adolescents dans une dérive sectaire.

Bret Easton Ellis a commencé par travailler sur différents projets à Hollywood avant de débuter le tournage de cette série en tant que réalisateur.  Le romancier américain a participé à l’écriture pour le cinéma de l’ovni The Canyons de Paul Schrader avec Lindsey Lohan et James Deen. Bret Easton Ellis a également travaillé sur le scénario de The Curse of Downers Grove réalisé par Derick Martini.

Un grand nombre de ses romans cultes ont été adaptés au cinéma. Neige sur Beverly Hills, en 1987, avec un Robert Downjey Jr confronté à la toxicomanie dans cette adaptation de Less Than Zero. American Psycho, en 2000, par Mary Harron avec Christian Bale dans un rôle encore inoubliable.  Sans oublier les Les lois de l’attraction, en 2002, par Roger Avary.

The Deleted est une série apparentée au genre du thriller. L’intrigue s’attarde sur la disparition à Los Angeles de trois personnes qui n’ont à priori aucun lien entre elles. Ces faits inquiétants entraînent une vague de paranoïa chez un groupe de jeunes âgés d’une vingtaine d’années qui ont réussi à s’échapper d’une secte quelques années auparavant.

Bret Easton Ellis est donc passé à la réalisation, une grande première pour lui, avec cette série. Il a également mis ses talents d’écriture au service du scénario qui risque d’être riche en twists à couper le souffle. D’après la rédaction de Bloody Disgusting, la série de Bret Easton Ellis serait bien réservée à un public adulte. Les murs seraient littéralement couverts de sang dans certaines scènes…

L’application de streaming Fullscreen va diffuser la série à partir du 04 décembre aux USA. Aucune chaîne en France n’a encore communiqué sur une éventuelle diffusion du programme. OCS et Canal + pourraient peut-être acheter les droits dans les jours et les semaines qui viennent pour une diffusion avec 24 heures de décalage ou en 2017.

Le casting de la série regroupe les acteurs Ian Nelson, Madeline Brewer, Amanda Cerny, Spencer Neville, Daniel Zovatto, Will Peltz, Todd Maurer et Nash Grier. Braxton Pope et Ross Levine sont les producteurs exécutifs de ce programme.

La série The Deleted est composée de huit épisodes.

 

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.