Première affiche de la 8ème édition du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg

Crée en 2007 par l’Association Spectre, le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg (FEFFS) est de retour pour une huitième édition.

Concurrent direct au Festival de Gérardmer dans le Grand Est, le FEFFS a rapidement su s’imposer auprès des fans et devenir l’un des plus importants festivals de genre en France. Sa popularité ne cesse de s’accroître d’année en année notamment grâce à la présence d’invités de marque (Tobe Hooper, George A. Romero, etc.), des avant-premières d’exceptions (Bellflower, Take Shelter, Moon, Buried, Monsters, Rubber, Kill List, etc.), des manifestations impressionnantes (la plus grande Zombie Walk d’Europe s’y trouve) et une programmation du feu de dieu. Cette année, le festival aura lieu du 18 au 27 septembre dans le centre-ville historique de Strasbourg. Quelques infos et une première affiche ont récemment été dévoilées par l’association.

Signée par l’illustrateur Mahon, qui officie depuis le début du festival, l’affiche présente les chérubins du Village des Damnés devant la reconnaissable Cathédrale de Strasbourg. Après avoir accueilli Tobe Hooper ou George A. Romero à la présidence du Jury Long-Métrage, cela laisserait-il sous-entendre que John Carpenter puisse être présent au festival ? Ou du moins qu’une rétrospective lui soit consacrée ? Quoiqu’il en soit, cette édition du FEFFS sera sous le signe de l’enfant dans le cinéma fantastique, la thématique y est en effet intitulée « Kids in the Dark ».

La programmation y est encore inconnue mais devrait être dévoilée progressivement ces prochaines semaines. Le communiqué officiel annonce que cette huitième édition du FEFFS projetera une trentaine d’avant-premières venues du monde entier, et en présence des réalisateurs. Ajouté à cela la diffusion neuf grands classiques « rarement diffusées sur Grand Ecran » prévus dans sa rétrospective thématique.

Le FEFFS au-delà de sa programmation alléchante, c’est également une section Jeux Vidéo très complète avec une compétition de jeux vidéo indépendant (l’Indie Game Contest), des expositions et des salles de jeux. Le Village Fantastique change de destination et sera désormais Place Saint-Thomas, pour tous les amoureux du cinéma de genre. La fameuse Zombie Walk, qui chaque année voit déambuler des hordes de zombie d’un jour dans les rues de Strasbourg, aura lieu le samedi 19 septembre. Des conférences et des expositions seront également au programme. Une projection en plein air gratuite est prévue le mardi 22 septembre 2015, ce qui s’avère indispensable tant la séance de SOS Fantômes l’an passé avait été un succès, avec deux mille spectateurs.

Rappelez-vous, l’an passé un membre de la rédaction était parti couvrir tout l’événement afin de vous dénicher les perles du cinéma de genre à ne pas louper. Il nous avait rapporté dans ses bagages des souvenirs inoubliables et quelques films marquants comme les révélations A Girl Walks Home Alone at Night de Ana Lily Amirpour, What We Do in the Shadows de Jemaine Clement et Taika Waititi, White Bird de Gregg Araki, Alléluia de Fabrice du Welz, Predestination des frères Spierig ou le somptueux court métrage The Landing de Josh Tanner.

Comptez sur la rédaction de CineSeriesmag pour être à nouveau présent au festival, cette année !


Pour plus d’informations : http://strasbourgfestival.com/

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

Newsletter

À ne pas manquer

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Sorda : des liens au-delà du silence

Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Kévin List
Kévin Listhttps://www.lemagducine.fr/
Cinéphile assidu accro au café. Traîne dans les cinémas d'art et d'essai de Paris. Mange dans les food trucks entre deux films. Prend plaisir à débattre dans les bars des alentours de Notre-Dame. Outre son activité sur le site, Kévin est régisseur sur les plateaux de cinéma.

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.