Le PIFFF, organisé du 06 au 11 décembre, lance une opération de financement participatif

Le festival parisien vient de lancer, pour sa sixième édition et pour la première fois de son histoire, une opération de financement participatif ouverte aux internautes. Le festival ne bénéficie pas de subventions de la Mairie de Paris. Les mordus de cinéma de genre et les passionnés d’horreur seront heureux de retrouver les séances exceptionnelles du PIFFF dans le cadre prestigieux du Max Linder Panorama. Frissons garantis avec les atouts et les qualités de la salle des Grands Boulevards : le balcon, l’écran si particulier et les installations sonores de qualité.

La sixième édition du Paris International Fantastic Film Festival va se dérouler du 06 au 11 décembre 2016 au Max Linder Panorama.

Le festival avait été menacé d’interdiction ou d’annulation l’année dernière. L’événement culturel était organisé au Grand Rex quelques jours à peine après les tragiques événements du 13 novembre 2015. Le public était malgré tout au rendez-vous.

Les organisateurs ont bouclé la programmation du PIFFF, début Octobre, au Festival de Sitges.

Le PIFFF a besoin de vous !

L’excellente nouvelle, pour l’avenir du festival et pour le cinéma de genre en France, est tombée le 09 Octobre. La campagne de financement participatif, lancée sur la plateforme Ulule par les organisateurs du PIFFF, a été financée en l’espace de 4 jours seulement.

Les Internautes peuvent toujours se montrer généreux envers les organisateurs et le festival afin de faire grimper la cagnotte et de débloquer de nouvelles surprises pour cette édition 2016 et les éditions à venir.

Voici le lien pour retrouver la campagne de soutien au PIFFF 2016 : https://fr.ulule.com/pifff-2016/

Voici le communiqué et le message publiés par les équipes du festival à l’occasion de cette campagne de financement participatif pour l’édition 2016 :

POURQUOI SOUTENIR LE PIFFF ?

UN ÉVÉNEMENT QUI ARRIVE… BIENTÔT !

Dans quelques semaines (précisément du 6 au 11 décembre prochains, notez bien !), la nouvelle édition du Paris International Fantastic Film Festival – ou PIFFF pour la famille et les intimes – se tiendra au Max Linder, nouvel – et superbe – écrin d’une manifestation qui fête cette année son sixième anniversaire et vise toujours l’excellence en termes de programmation. Les habitués de cette grande fête annuelle le savent bien : le PIFFF est salué pour la qualité de son organisation, la proximité avec son public (qui a l’insigne honneur de choisir les grands vainqueurs des compétitions longs et courts-métrages), la qualité de ses invités et ses choix éditoriaux que les organisateurs souhaitent vivants et pertinents.

L’UNION FAIT LA FORCE

Aussi, le PIFFF est une manifestation financée grâce à ses fidèles spectateurs et ses précieux partenaires privés : sans eux, le festival ne pourrait exister et continuer à proposer le meilleur du cinéma fantastique. Sans eux, beaucoup de films de genre (dont certains réalisés par de jeunes cinéastes très prometteurs) ne pourraient bénéficier d’une exposition en salles alors qu’ils méritent d’être découverts dans les conditions idéales. Il s’agit ici de défendre une culture, de la faire rayonner, de la sortir du carcan étriqué et parfois caricatural dans lequel, malheureusement, beaucoup continuent de l’enfermer.

NOTRE PASSION, VOTRE AIDE

Aujourd’hui, aucune aide publique ne permet au PIFFF de démarrer sereinement, de communiquer plus efficacement autour de sa programmation, de se propulser vers des horizons encore plus ambitieux en augmentant le nombre de films et le nombre d’invités par exemple. Cette opération de financement participatif est un appel à un coup de pouce propulsif : vous êtes un habitués du PIFFF et souhaitez voir votre manifestation préférée se développer, s’améliorer et devenir un rendez-vous inégalable dans notre galaxie ? Vous aimez le cinéma fantastique, pestez contre sa sous-représentation scandaleuse dans les salles de cinéma et voulez voir plus de cinéma de genre sur grand écran ? Ou simplement, vous êtes curieux, défenseur d’une culture plurielle et désireux de découvrir des univers singuliers ? Dans tous les cas, nous avons besoin de vous, de votre passion indéfectible certes, mais aussi d’un peu de votre argent.

 

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

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Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

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