Godzilla Resurgence débarque au Japon le 29 Juillet

Retour au pays natal pour le monstre destructeur

Le lézard atomique revient dans un nouveau film, Godzilla Resurgence (Shin Gojira en japonais), qui sortira dans les salles le 29 Juillet 2016 en Asie.

Ce long-métrage sera un reboot. L’histoire ne tiendra pas compte des précédents films de la saga. Aucune référence ne sera faite aux autres films, même le tout premier de 1954, réalisé par Inoshiro Honda.

Le dernier film japonais  produit par la Toho avec le monstre légendaire remonte déjà à 2004 avec Godzilla Final Wars, réalisé par Ryuhei Kitamura (Versus, Azumi, Midnight Meat Train). Godzilla Final Wars constituait un véritable hommage à la créature géante avec beaucoup d’humour, de second degré, des affrontements mémorables et une ribambelle de monstres issus des précédents films.

Le casting de Godzilla Resurgence réunit les acteurs Hiroki Hasegawa, Yutaka Takenouchi, Satomi Ishihara ou bien encore Ren Osugi. Ce nouveau film est réalisé par Hideaki Anno (Neon Genesis Evangelion) et Shinji Higuchi (L’attaque des titans).

Le nouveau look du monstre est le fruit du travail de Mahiro Maeda (Mad Max : Fury Road, The Animatrix) et Takayuki Takeya (Kamen Rider Drive).

Après le succès de Godzilla de Gareth Edwards, Godzilla Resurgence signe le grand retour du film catastrophe et du film de monstres au Japon (Kaiju Eiga). Les habitants vont devoir faire face à la colère du lézard géant qui sème la terreur au pays du soleil levant.

Les studios Toho et la production ont précisé que la créature Godzilla de ce film serait la plus grande de toute la saga avec ses 118 mètres !

Les cinéphiles qui appréciaient les précédents opus du géant vert risquent d’être déçus par le choix des effets spéciaux. Le monstre colossal ainsi que les scènes de destruction sont réalisées en images de synthèse, en CGI. Les techniques ancestrales, qui apportaient un charme désuet aux nombreux films Godzilla au Japon avec l’utilisation de costumes et de maquettes, ont été abandonnées au profit des nouvelles technologies et du numérique.

Godzilla Resurgence est programmé pour une sortie en salles au Japon pour le 29 Juillet 2016.

Le film, destiné au public japonais, n’a pour l’instant aucune date de sortie prévue pour une exploitation en Europe ou aux USA. En cas de succès au box-office au Japon, le long-métrage pourrait convaincre certains distributeurs étrangers ou sans doute être proposé en vidéo ou à la location en e-cinéma.

La version américaine de la saga Godzilla devrait connaître une suite pour 2019, après le film de Gareth Edwards en 2014. Ce nouveau long-métrage des studios Legendary et Universal Pictures pourrait être le théâtre d’affrontements titanesques entre Godzilla et ses ennemis bien connus des fans comme Rodan, Mothra et King Gidorah. Gareth Edwards a abandonné ce projet suite à un calendrier chargé de tournages avec la Warner et également pour se consacrer à Star Wars : Rogue One. Hollywood attend donc un autre réalisateur pour les nouvelles aventures du lézard sur le sol américain.

 

 

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

La Bataille de Gaulle – J’écris ton nom : l’ennemi de la Résistance

"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.

Maspalomas : au Nord-Est d’Eden

Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz. 

Des Minons et des monstres : Banana Boulevard

"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.

Toy Story 5 tire la corde vers l’infini et au-delà

"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?

The Christophers : le prix des âmes

Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.