Irresponsable et The Night Manager: Séries Mania 2016

Festival Series Mania 7eme édition : Tanguy devient papa / John Le Carré par la caméra de Susanne Bier

Irresponsable

Première série émanant du cursus séries tv de la Fémis, sur fond générationnel, Irresponsable dépeint avec un excès de tendresse la dépendance post-adolescente. Julien, la trentaine revient chez sa mère, après avoir été expulsé de chez lui et perdu son emploi. Bien sûr, elle ne le sait pas. Entre la mère déluré Kitty Forman du 70’s show et Sabine Azéma, on ne peut que penser à Tanguy d’Étienne Chatiliez. On a d’ailleurs du mal à s’éloigner de cette principal référence, tant l’humour chatiliezesque ne repose que sur le duo débridé parent/enfant. Sébastien Chassagne se voit offrir son premier rôle télévisé et Stephen Cafiero (Les Dents de la nuit, Looking for Barcelona, Templeton) est derrière la caméra, mais le ton issu d’une bande dessinée pour la jeunesse -même Le P’tit Spirou est plus drôle et Cédric plus attachant- manque de nuances et l’intrigue linéaire s’enferme dans une conception rincée du réapprentissage de soi. On hésite encore entre applaudir ou bailler l’initiative !

 

Irresponsable : Fiche Technique

Créateur: Frédéric Rosset
Scénaristes: Frédéric Rosset et Camille Rosset
Réalisateur: Stephen Cafiero
Avec Sébastien Chassagne
Vendeur international : 100% Distribution
Diffuseur(s) : OCS Signature
Version vf – 10×26′
France – 2016

The Night Manager

Adapté du roman d’espionnage du même nom de John Le Carré de 1993 et réalisé par Suzanne Bier (Revenge, A Second Chance, Serena) qui assit sa réputation de cinéaste à l’européenne, cette minisérie en six épisodes d’une heure sur fond romanesque distille un parfum bon marché entre James Bond et OSS 117, l’humour en moins. C’est ce qui manque principalement à l’écriture qui manque de recul sur elle-même en abordant frontalement, au risque de paraître par moments kitsch (la faute à Aure Atika?), le surpassement de soi et la vengeance liée à la perte d’un être cher. On salue toujours autant la prestation d’Olivia Coleman, enceinte jusqu’aux dents et celle d’Elizabeth Debicki (The Kettering Incident). L’équilibre bancal fait que l’on est, à la manière d’un yo-yo, ballotté entre sévère passion pour l’élégance et relatif désintérêt pour le déchaînement pailleté des émotions et ce dans un même épisode. L’effet était semblable avec La Taupe de Tomas Alfredson en 2012 avec Gary Oldman. Le Carré, inadaptable ?

The Night Manager : Fiche Technique

Créateurs et scénaristes: David Farr / John Le Carré
Réalisateur : Susanne Bier
Musique : Víctor Reyes
Avec Tom Hiddleston, Hugh Laurie, Olivia Colman, Aure Atika, Elizabeth Debicki, Tom Hollander
Vendeur international :  WME/ IMG, The Ink Factory
Diffuseur(s) :  BBC One / AMC
Version vostfr- 06×58′
Etats-unis, Royaume-Uni- 2016

Festival

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Antoine Mournes
Antoine Mourneshttps://www.lemagducine.fr/
Mes premières ambitions, à l'âge d'une dizaine d'années, était d'écrire des histoires à la manière des J'aime Lire que je dévorais jusqu'en CM2. J'en dessinais la couverture et les reliais pour faire comme les vrais. Puis la passion du théâtre pour m'oublier, être un autre. Durant ses 7 années de pratique dans diverses troupes amateurs, je commence des études d'Arts du Spectacle qui débouche sur une passion pour le cinéma, et un master, en poche. Puis, la nécessité d'écrire se décline sur les séries que je dévore. Depuis Dawson et L’Hôpital et ses fantômes de Lars Von Trier sur Arte avec qui j'ai découvert un de mes genres ciné préférés, l'horreur, le bilan est lourd, très lourd au point d'avoir du mal à établir un TOP 3 fixe. Aujourd'hui, c'est Brooklyn Nine Nine, Master of Sex et Vikings, demain ? Mais une chose est sûre, je vénère Hitchcock et fuis GoT, True Detective et Star Wars. L'effet de masse m'est assez répulsif en général. Les histoires se sont multipliées, diversifiées, imaginées ou sur papier. Des courts métrages, un projet de série télévisée, des nouvelles, un roman, d'autres longs métrages et toujours plus de critiques..?

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