Dexter saison 8 : Video promo sanguinolente

Dexter : une série souvent drôle, émouvante, passionnante, provocante

Dexter est une série télévisée américaine créée par James Manos, d’après le roman de Jeffry P. Freundlich, auteur de roman policier. Le personnage principal est Dexter Morgan, un expert-judiciaire formaté par un père adoptif qui en fera un serial killer brillant, qui s’applique à tuer religieusement, suivant ce précepte avec soin : « Si tu fais le mal, fais-le bien ».

Le concept effrayant mais fascinant d’un tueur en série « sympathique ». Le blog de l’Étrangleur de satin est basé sur ce concept, montrant une tueuse en série presque glorifiée par les médias et la culture populaire.

Dexter est une série qui explore les zones sombres de la condition humaine, comme American Psycho de Bret Easton Ellis, film auquel il fait souvent allusion. Les similitudes sont nombreuses entre Dexter et Patrick Bateman. Comme dans le générique d’ouverture des repas dans Psycho, Bateman prépare un repas avec beaucoup de sauce, de la viande rouge et des framboises sur un fond blanc.

Bateman se bat pour garder sa soif de sang sous contrôle et se jette le soir tombé dans un road movie sanglant. Comme Dexter, Bateman admet qu’il est incapable de ressentir de l’émotion humaine. En outre, l’identité alternative de Dexter qu’il utilise pour obtenir son tranquillisant, est le Dr Patrick Bateman.Dexter travaille comme expert, spécialisé dans l’analyse de traces de sang à la division criminelle de la police de Miami. Il est là enfermé dans son laboratoire, sans contact avec les autres. Seule sa sœur, Debra Morgan, sergent dans le même commissariat provoque en lui quelques bribes d’émotions. Dans la vie de tous les jours, Dexter ne ressent rien, n’a aucun sentiment. Le seul moment de vie, d’intensité, qu’il connait vient de la mise à mort de sa victime qu’il piste tel un chasseur. Comme dans nos séries sur les vampires, la vue du sang a chez lui des vertus euphorisantes.

Une fois son forfait commis, se réinstalle le vide, une sombre volonté, une froide détermination et une indifférence machiavélique.Au cours de ses fréquents monologues intérieurs, il ne va pas juger ses propres actes, mais nous invite clairement à le faire. La conscience qu’il a de ne pas être un citoyen modèle, rend le personnage encore plus intriguant. C’est un sociopathe vivant avec ses pulsions, incapable d’une réelle connexion avec l’autre, d’éprouver de l’empathie. Il nous met devant des dilemmes moraux comme le fait The Sopranos sur la base : « j’ai de la sympathie pour le personnage, mais il commet des actes horribles ».

Dès la première saison, nous sommes plongés dans le passé de Dexter : nous comprenons qu’un drame vécu dans son enfance a fait de lui un être vide, sans émotion. Il tue d’autres criminels, mais ce n’est pas un justicier. Il tue car c’est le seul moment où il n’est pas dénue d’âme, le seul moment de jouissance, son unique moment de vie… Ce qui rend le drame superbe est justement, qu’il nous invite en voix off et monocorde à explorer les raisons de sa soif de sang.C’est un autiste de la vie, il ne peut pas atteindre, toucher, toute sa vie est réglée selon un rituel, ses gestes sont celles d’un automate, tout est cadré. Le générique montre par séquence ce processus comme dans le film American Pyscho.

Pourtant derrière cette vie hyper organisée, la vie de Dexter est un chaos : il reste cet enfant dévasté, qui a vu sa mère se faire découper en morceau par un psychopathe, et qui pendant quelques jours vivra avec le corps de sa mère éparpillé, en morceaux, au milieu d’un bain de sang, avant qu’un policier ne découvre la scène. Ce policier va l’adopter, et se rendant compte des pulsions meurtrières de son fils adoptif, lui inculque une méthode qui canalise ses envies de crimes : vérifier les faits, et ne tuer que ceux qui ont commis des actes criminels.Ainsi comme dans Hannibal Lecter, nous comprenons dans les « Origines du Mal » les raisons du goût de la viande humaine, dont l’origine se trouve être un traumatisme terrible, une épreuve dévorante vécue durant l’enfance. Comme pour Dexter, un trauma durant son enfance explique aussi son goût pour le sang. Dans les deux cas, les conséquences sont d’extern faire des sortes de morts-vivants, incapable de toutes formes de communication sauf celle qu’ils trouvent en infligeant la mort, le seul moment qu’ils leur procure un semblant de vie. Dans ses moments de mort, ils ont la sensation de pouvoir communiquer car aussi étonnant que cela puisse paraître la vie est communication, et il vaut mieux n’importe quelle communication, même une communication complètement irrationnelle que pas de communication du tout.

Vous pouvez lire aussi cette excellente analyse sur ce site : la criminalité sérielle.Durant la saison dernière, la soeur de Dexter est au courant du secret, bien qu’ayant du mal à digérer la nouvelle. Elle commet un meurtre pour protéger son frêre. En effet, LaGuerta avait découvert la véritable identité de Dexter. On se demande si au cours de l’ultime saison ce secret si bien gardé sera mis à jours par d’autres personnes…

Charlotte Rampling rejoint le casting, elle interprétera le rôle d’Evelyn Vogel, neuropsychiatre et également profileuse pour la police. On peut s’attendre à une 8ème et dernière saison grandiose. Sean Patrick Flanery, Saw 3D rejoint lui aussi le casting, il jouera le rôle d’un ex-policier de la ville de Miami.

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

RRR : le blockbuster tollywoodien qui a conquis le monde

« RRR », blockbuster oscarisé de S.S. Rajamouli, débarque enfin sur les écrans français. Cette fresque indienne raconte l'amitié explosive entre deux résistants à la colonisation britannique, entre danses endiablées, action spectaculaire et démesure mythologique assumée, portée par deux acteurs habités. Une œuvre à chérir avec passion et amusement !

Le Rouge et le Noir (1954) : exploration d’une quête romantique, politique et spirituelle

Entre romance et lutte des classes, Claude Autant-Lara réalise une adaptation minutieuse du roman grandiose de Stendhal, axée sur les passions consumées et le repentir.

Sur la route d’Omaha : le pari de la retenue

Présenté au Festival de Sundance et à Deauville en 2025, "Sur la route d'Omaha" suit un père et ses deux enfants contraints de quitter leur maison du jour au lendemain. Sans jamais céder au misérabilisme, Cole Webley signe un road movie d'une grande délicatesse, où chaque étape révèle ce qu'une famille tente encore de préserver lorsque tout semble lui échapper.

Les Maîtres de l’univers (2026) : les muscles froissés

Adoré en mème depuis quarante ans, boudé en salle cet été, le nouveau "Les Maîtres de l'Univers" prouve qu'aimer un souvenir ne suffit pas à remplir un cinéma. Sorti en catimini en streaming sur Prime Video, le reboot de Travis Knight révèle la fracture entre ferveur nostalgique en ligne et indifférence bien réelle du public devant l'écran. Un nouvel échec pour Musclor et son épée magique.

« L’Odyssée » de Christopher Nolan, un spectaculaire voyage intérieur

On l'attendait depuis trois ans ! "L'Odyssée" débarque cette semaine sur nos écrans. Une épopée mythologique sensationnelle qui redore enfin le blason du péplum. Délaissant le pouvoir des dieux au profit des tourments d'un homme, Ulysse, incarné par Matt Damon, Christopher Nolan représente le retour à Ithaque comme un labyrinthe mental inextricable.

Off Campus : les hockeyeurs mis à nu

Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.

Spider-Noir : dans les toiles de la Grande Dépression

Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.

Harry Hole : Le Prince d’Oslo

Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.