David Lynch : Sa vie, son œuvre en citations

Il était une fois David Lynch

Un artiste global célébré pour son univers hanté, mystérieux et onirique, peuplé d’êtres angoissants, névrotiques qui renvoient une image d’une noirceur effrayante au spectateur…

David Lynch est Issu d’une famille presbytérienne d’origine finlandais. Il naît le 20 janvier 1946 dans le Montana, aux États-Unis. Il se destine d’abord à des études de peinture et fréquente les Beaux-Arts de Boston. Ce point est particulièrement important pour comprendre l’esthétisme surréaliste de son œuvre.

Comme beaucoup de génies, David Lynch est un artiste complet et multi facettes. A la fois, cinéaste, acteur, peintre, photographe, musicien, et designer, ce dernier est en constant processus de création artistique. Oui, « L’inconnu, c’est toujours excitant »…»

Il se lance ainsi dans le cinéma par curiosité, et réalise en 1976 son premier long-métrage Esarerhead, avec les moyens du bord. Inutile de rappeler ici la carrière cinématographique qui l’attend, ni les nombreuses récompenses qui l’accompagnent…

Parfois méprisé, parfois adulé, David Lynch a la réputation de « déranger, d’offenser ou de mystifier » son public.

C’est surtout qu’il déteste qu’on lui demande la signification de ses films : « Je ne vois pas pourquoi les gens attendent d’une œuvre d’art qu’elle veuille dire quelque chose alors qu’ils acceptent que leur vie à eux ne rime à rien ». Le ton est donné !

« Tous les films sont des rêves. Mais certains un peu plus que d’autres !»

« On n’est pas obligé de comprendre pour aimer. Ce qu’il faut, c’est rêver »

Son style novateur et surréaliste, parfois qualifié de « lynchien », est devenu reconnaissable pour de nombreux spectateurs et critiques. Il se caractérise par son imagerie onirique et sa conception sonore méticuleuse. « Le cinéma, c’est un désir très fort de marier l’image au son ». L’artiste a su créer un genre.

David Lynch a lutté toute sa vie pour défendre sa liberté de création, notamment vis-à-vis de ses producteurs. Et c’est bien le climat actuel de l’industrie cinématographique, les interminables négociations financières, et les compromis qu’il ne souhaite pas faire dans sa liberté artistique, qui semblent retarder un éventuel retour, pourtant maintes fois annoncé.

En 2013, il se confie à The Independent : « Le tableau est très déprimant. Avec le cinéma alternatif – toute forme de cinéma qui n’est pas mainstream – vous n’avez aucune chance d’obtenir de l’espace dans les cinémas et d’avoir des gens qui viennent voir [votre film]. Même si j’avais une grande idée, le monde est très différent aujourd’hui. Malheureusement, mes idées ne peuvent pas être qualifiées de commerciales et l’argent est vraiment aux commandes à présent. Donc je ne sais pas de quoi mon futur sera fait. Je n’ai pas la moindre idée de ce que je serai capable de faire dans le monde du cinéma. ». Et pourtant !…

Depuis 2005 et la création de sa fondation, il s’engage dans la promotion de la Méditation transcendantale.

Quant à sa vision du monde : « Le monde contemporain n’est peut-être pas exactement l’endroit le plus brillant où l’on puisse rêver de vivre. C’est une espèce d’étrange carnaval. Où il y a pas mal de douleur mais qui peut être assez drôle aussi »

« J’apprécie l’accessibilité de la télévision. Les gens sont dans leurs meubles, personne ne les dérange, ils sont au mieux pour entrer dans un rêve ». A l’occasion de la sortie Blue-Ray, le 29 juillet 2014, de sa série culte Twin Peaks (1990) en version longue, CineSeriesMag a décidé de lui rendre hommage en lançant une rétrospective de ses films et séries culte.

Filmographie David Lynch 

Longs métrages

  • 1977 : Eraserhead (Labyrinth man pour sa sortie en France)
  • 1980 : Elephant Man (The Elephant Man)
  • 1984 : Dune
  • 1986 : Blue Velvet
  • 1990 : Sailor et Lula (Wild at Heart)
  • 1992 : Twin Peaks (Twin Peaks, Fire Walk with Me)
  • 1977 : Lost Highway
  • 1999 : Une histoire vraie (The Straight Story)
  • 2001 : Mulholland Drive
  • 2006 : Inland Empire

Séries

  • 1990 : Twin Peaks
  • 1990 : American Chronicles
  • 1992 : On the Air
  • 1993 : Hotel Room (épisodes Blackout et Tricks)
  • 2002 : Rabbits
  • 2002 : Dumbland (8 épisodes) – dessin animé

 

 

Festival

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