Critique : Insidious : Chapitre 2 de James Wan

Insidious : Chapitre 2, Entrer dans la boîte à maléfices

Le réalisateur James Wan revient avec Insidious : Chapitre 2, alors que dans les salles de cinéma sont encore sous l’effet de l’excellent « Conjuring : les dossiers Warren », qui a fait un carton planétaire. James Wan est un maître très influencé par le cinéma d’horreur japonais où la musique participe à faire grimper la terreur chez le spectateur.

Dans la continuité du premier volet, Insidious : Chapitre 2 fait penser à cette boite à maléfices d’où s’échappent des entités malveillantes, un peu comme dans ceux que l’on voir dans lesfêtes foraines et certains cirques offrant des spectacles de créatures venant de l’au-delà dans un décor lugubre et glacial.

insidious-chapitre-2-esprits-lugubresInsidious : Chapitre 2 est le prolongement du premier volet, l’histoire continue là où elle s’est arrêtée, le même univers glauque, les mêmes personnages, et à la façon Halloween 2 de Rick Rosenthal, on plonge direct dans la séquelle. Certes la mythologie est la même tout en devenant plus effrayante, plus compliquée, puisqu’elle introduit une histoire de serial-killer, de possession, la projection astrale et de voyage dans le temps, plus exactement 25 ans en arrière au moment des événements à l’origine du mal qui hante la famille Lambert. Notons aussi qu’Insidious 2 contient aussi des pointes d’humours, ce qui n’était pas le cas pour le premier.

Cette atmosphère macabre, sombre se construit autour de la maison elle même hantée et du décor à l’intérieur avec ses objets, les poupées deviennent malveillantes, les appareils à photos, la penderie, le babyphone sont une menace et dans ce chapitre et nous avons même droit à des dés surnaturels avec lesquels Carl, le médium, communique avec les morts ainsi qu’à un trotteur pour bébé « possédé ».

L’univers surréaliste à la David Lynch d’« Insidious » où « l’expérience ressentie devant le film » tient le rôle clé à travers la création de mondes parallèles avec ce « Trou Noir » et la porte rouge conduisant vers « l’Autre Monde ».

Dans ce chapitre 2, Josh, le père (joué par Patrick Wilson) est possédée par un esprit malin faisant penser à la folie de Jack Torance dans Shining. James Wan et Leigh Whannell, le scénariste multiplie les clins d’œil recyclant images et autres leitmotiv du cinéma d’épouvante avec au programme scares finement dosés, creepy puppet, scène found footage dans un hôpital désaffecté et Michelle, ce fantôme au look inspiré par les stars des années 30.

Nous avons là d’ailleurs l’explication sur les origines de la « Mariée en Noir », personnage d’une beauté effrayante, dans le style de film (Qu’est-il arrivé à Baby Jane ?) à l’aide d’une séquence en forme de prequel en hommage aussi à « Psychose »

Au final Insidious : Chapitre 2 remplit pleinement son contrat surprendre et terroriser, faisant ainsi subir aux spectateurs, des émotions lié au genre horrifique. On retrouve l’univers familier de James Wan avec ses coloris de gris clairs, de rouge sang, les effets de lumière et cette musique flippante. Il est à noter d’ailleurs que Joseph Bishara est à l’origine aussi pour cet opus de cette musique stressante avec ses coups de pianos et de violons.

Pendant ce temps un Insidious 3 est déjà en préparation mais on ne sait pas qui sera le réalisateur car James Wan l’a promis, juré, Insidious : Chapitre 2 sera son dernier film d’horreur, désormais la page est tournée, il est aux commandes du prochain Fast & Furious 7.

Insidious : Chapitre 2 – Bande-annonce

Synopsis : Après Insidious (2011), James Wan nous invite au second Chapitre. Après tout ce qu’elle a affronté, la famille Lambert s’efforce de reprendre une vie normale, mais le monde des esprits semble en avoir décidé autrement.
Josh et Renai vont tenter de découvrir le secret qui les relie au terrifiant monde des esprits.

Fiche technique : Insidious, Chapter 2

Réalisateur : James Wan
Casting : Patrick Wilson (Josh), Rose Byrne (Renai), Barbara Hershey (Lorraine), Leigh Whannell (Specks), Angus Sampson (Tucker), Lin Shaye (Elise), Ty Simpkins (Dalton), Steve Coulter (Carl)…
Date de sortie : 02 octobre en 2013
Genre : Fantastique, Épouvante, Horreur
Nationalité : USA
Durée : 1h45
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Format de tournage : 35 MM

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

« Insidious : l’invasion du Lointain » ne réveillera pas notre intérêt pour la saga…

Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.

Mutiny : castagne en haute mer

Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.

Sanjuro (1962), d’Akira Kurosawa : « Le meilleur sabre est celui qui reste dans son fourreau »

Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.

Wake in Fright : les sirènes de la Yabba

"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.

« Soudain », un chemin patient vers l’intime

L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.

« Insidious : l’invasion du Lointain » ne réveillera pas notre intérêt pour la saga…

Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.

Mutiny : castagne en haute mer

Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.

Oklahoma Honey : le chant de la ruche

Andrew Patterson filme l'Oklahoma rural dans "Oklahoma Honey", une fable inspirante et généreuse portée par le retour de Matthew McConaughey en apiculteur charismatique, six ans après "The Gentlemen". Entre bluegrass, communauté et vengeance, Angelina LookingGlass fait des débuts marquants face à Kurt Russell.