Cinéma : Les perles de l’humour noir

Cinéma, les perles de l’humour noir

L’humour noir se démarque de la grande famille du cinéma par sa propension provocatrice et subversive. Malgré ses qualités évidentes, il parvient difficilement à convaincre ou séduire le plus grand nombre et reste relativement marginal ; ses réalisations étant souvent taxées d’audacieuses plus que de révélations cinématographiques.
L’humour noir confronte pourtant de la façon la plus fine les émotions contraires, le rire à la panique, la virtuosité à la perversité ; gomme aussi les frontières des registres mis en miroir par le scénario. Grinçant, incisif voire même corrosif, l’humour noir est une pépite du 7ème art. Un breuvage intelligent à consommer sans modération.

Après Les différents visages de l’horreur au cinéma, la redaction liste quelques prodiges du genre, et espère ainsi vous rappeler de bons souvenirs cinéma.


C’est arrivé près de chez vous
de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde avec Benoît Poelvoorde, Jacqueline Poelvoorde-Pappaert, Nelly Pappaert
« Gamin, allez viens ! C’est pour rire gamin ! Faut pas rester seul dans ce bois ! »


The Big Lebowski
de Joel Coen et Ethan Coen avec Jeff Bridges, John Goodman, Steve Buscemi,
Les cendres de Donny. Walter fait pas gaffe au sens du vent !


Borat, leçons culturelles sur l’Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan
de Larry Charles avec Ken Davitian, Pamela Anderson, Sacha Baron Cohen
Divergence de points de vue dans la chambre d’hôtel.


Killer Joe
de William Friedkin avec Matthew McConaughey, Emile Hirsch, Juno Temple
Vous ne viendrez plus chez KFC par hasard !


Pulp Fiction
de Quentin Tarantino avec John Travolta, Samuel L. Jackson, Ving Rhames
– Marvin, et toi mon gars qu’est-ce que t’en dit ?
– Moi, vous savez j’ai aucune opinion.
– Arrête tes conneries t’en as forcément une. Dis moi, est-ce que tu crois qu’on peut affirmer que Dieu a intercep…


Delicatessen
de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet avec Pascal Benezech, Dominique Pinon, Marie-Laure Dougnac
L’uchronie du film, ses personnages inquiétants et burlesques à la fois.


Bernie
de Albert Dupontel avec Claude Perron, Albert Dupontel, Roland Blanche
Avec ses qualités de meneur d’interrogatoires, Bernie aurait pu être flic.


American Psycho
de Mary Harron avec Christian Bale, Justin Theroux, Josh Lucas
Fin de soirée sympa à la maison.


Macking off
de Cédric Dupuis avec Cédric Dupuis, Céline Berti, Olivier Bureau
Parce que son équipe atteint un niveau de nullité que les autres n’ont pas, le réal va trouver une solution radicale pour mener à terme son film d’horreur.


Le père Noël est une ordure
de Jean-Marie Poiré avec Anémone, Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel
– Allo, SOS détresse ? Allo ?
– Allo ? Je ne vous entends pas !
– Allo, SOS détresse, j’suis au bout du rouleau là. Qu’est-ce que je dois faire ?
– Allo ? Appuyez sur le bouton.
…

 


Ne poussez pas mamie dans les orties, après ça !!

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

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