Campfire Creepers : Alexandre Aja tourne une série en réalité virtuelle avec Robert Englund

Alexandra Aja, réputé pour ses incursions à Hollywood dans le cinéma de genre (les remakes de La Colline à des yeux, Piranha), s’est lancé un nouveau défi. Le réalisateur français aurait débuté le tournage d’une série assez innovante et immersive, Campfire Creepers. Âmes sensibles s’abstenir !

Alexandre Aja (Horns) a débuté le tournage d’une série d’un genre un peu particulier cet été. Campfire Creepers devrait être un hommage aux Contes de la Crypte. L’aspect novateur de cette série concerne son processus de diffusion qui va s’avérer très immersif et expérimental. Campfire Creepers est en effet une série en réalité virtuelle avec des plans en prise de vue réelle. Le cinéaste français, qui a permis à Kiefer Sutherland d’oublier le temps d’un tournage son rôle de Jack Bauer avec Mirrors, aura la double casquette de réalisateur et de producteur sur ce programme pour les studios VR Future Lighthouse. Casey Cooper Johnson et Martin Andersen sont à l’origine de ce projet et ont écrit la première saison.

Les spectateurs seront conviés à s’asseoir autour d’un feu de camp. Les jeunes campeurs présents au coin du feu vont se relayer et raconter chacun une histoire terrifiante. Les récits angoissants seront illustrés par des séquences riches en sensations fortes. Les utilisateurs du casque de réalité virtuelle vivront donc en totale immersion cette plongée dans les peurs les plus tenaces de notre enfance.

Le comédien Robert Englund fera une apparition dans l’un des épisodes de la série. Il a dévoilé une photographie du tournage sur son compte Twitter comme l’a révélé la rédaction de Bloody-Disgusting. L’inoubliable interprète de Freddy Krueger va incarner le « collecteur de crânes ». Le tournage de Campfire Creepers se déroule donc actuellement aux USA depuis le début du mois de juillet. Les premiers épisodes devraient être accessibles en exclusivité sur le marché à destination des casques Oculus pour la période d’Halloween, en octobre prochain.

Ce projet pourrait donc permettre de révolutionner les pratiques de découvertes et de visionnages des séries. Il y a quelques mois, la dernière mouture du jeu vidéo horrifique Resident Evil proposait également une expérience en réalité virtuelle. Le septième art et les réalisateurs de fictions se tournent de plus en plus vers ce nouveau média et ces outils technologiques fascinants à réserver aux amateurs de sensations fortes.

campfire-creepers-alexandre-aja-robert-englund-oculus-rift-serie-horreur-sensations-fortes

[irp]

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

Evil Dead Burn : Le feu des aveux

En confiant "Evil Dead Burn" à Sébastien Vaniček, Sam Raimi a fait le bon choix. Le réalisateur de Vermines signe un sixième épisode généreux, où le trauma familial et la violence conjugale nourrissent l'horreur démoniaque. Porté par une Souheila Yacoub habitée, le film brûle de l'intérieur avant même que les Deadites n'entrent en scène.

Kwaïdan (1964) de Masaki Kobayashi : le temps suspendu des spectres

Si sa durée et son rythme peuvent représenter une épreuve exigeante pour le public d’aujourd’hui, "Kwaïdan" n’a en revanche rien perdu de sa poésie et de son enchantement des sens. Une œuvre inclassable et envoûtante.

C’est un navet ? C’est un étron ? Non, c’est Supergirl !

Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.

On l’appelait Robin des Bois : la dette de sang

Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.

Soudain : soudain l’aurore, Hamagushi et l’humanité absolue

"Soudain", chef-d'œuvre signé Ryûsuke Hamaguchi (Oscar pour "Drive My Car"), adapte une correspondance bouleversante. Virginie Efira et Tao Okamoto, récompensées à Cannes, portent ce film de trois heures quinze sur la maladie, l'amitié et le soin comme acte politique.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.