The Americains : Un jeu du chat et de la souris.

The Americans : le jeu dangereux du chat et de la souris.

Un drame passionnant sur le mariage complexe de deux espions du KGB se présentant comme des Américains ordinaires. The Americans est une série d’espionnage, diffusée depuis le 30 janvier 2013 sur FX, créée par Joseph Weisburg pour la chaîne.Les années 80 reviennent en force aussi bien dans la musique que dans les séries, après The Carries Diaries, la chaine de Justifed; Sons of Anarchy s’est mise à explorer la Guerre Froide suite à l’élection du Président Reagan.Les affaires d’espionnage n’ont rien d’angélique, et dans ce sens la série montre assez bien le côté obscur de ce métier, qui ressemble plus à une croyance. Weisberg a été inspiré par les événements du Programme Illegals.

Ses héros, l’époque, celle des années 80, décors, musique, mode, tout y est : un couple modèle d’Américains, vivant dans une banlieue de Washington DC, des parents modèles, une famille américaine ordinaire. Sauf qu’ils sont en fait des espions russes infiltrés dont le but est de contrecarrer les plans de l’Oncle Sam.Philip et Elizabeth Jennings, ses deux héros, se sont mariés pour la mission. Bien que formatés the Americain way of life semble ne pas être aussi simple à rejeter. Le formatage, le côté mécanique des personnages va se disloquer au cours des épisodes, ils commencent à se poser des questions : après tout l’Amérique capitaliste est-elle vraiment ce grand Satan décrit par les manuels soviets de l’époque !!!Le héros au bout de 16 ans de mariage tombe pour de bon amoureux de sa femme, qui elle reste, attachée à sa patrie, Keri Russel (Felicity) succombe moins facilement aux sirènes de cette Amérique que Matthew Rhys (Brothers & Sisters) et résiste à l’amour qu’elle peut éprouver pour son mari.

La comparaison avec Homeland est assez judicieuse : les croyances en une idéologie, en une parole de gouvernement est elle aussi évidente que ça face à sa propre vie? Peut-on vraiment se sacrifier, s’oublier et adhérer à des idées dont les conséquences sur sa vie de tous les jours sont sources d’un jeu trouble où le mensonge est roi?En sus, du jeu du chat et de la souris joué par nos deux espions d’ailleurs fort sympathiques au demeurant, la série a eu l’intelligence ne pas en faire des méchants absolus, mais de poser des questions sur les motivations d’un homme et d’une femme, sur le couple, la confiance…

L’étude d’un couple, d’une famille fondée sur le mensonge avec deux enfants, ne sachant plus si leurs relations est de l’ordre du virtuel ou pas donne à cette série un plus même si elle n’atteint pas la paranoïa de Homeland. Elle semble plus adulte que la série Allias. Pour compliquer les relations, le sentiment croissant de Phillip pour les valeurs de l’Amérique, son mode de vie et sa femme, les tensions augmentent également lors de l’arrivée d’un nouveau voisin, Stan (Emmerich), un agent du FBI travaillant en contre-espionnage. The Americans est une série qui sait maîtriser la tension narrative, les rebondissements, l’exercice est réussi… Une bonne série à voir et qui certainement lors de la saison 2 apportera son lot de surprises.

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Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

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Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

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