Alien 5 : Sigourney Weaver confirme son intérêt pour le projet de Neill Blomkamp

Sigourney Weaver évoque de nouveau son rêve de travailler aux côtés du cinéaste Neill Blomkamp.

 

L’actrice américaine a fait des révélations sur le prochain opus de la franchise Alien lors d’un entretien accordé à Entertainment Weekly. Les xénomorphes n’ont qu’à bien se tenir ! Le projet du réalisateur sud-africain Neill Blomkamp (Elysium, District 9), d’adapter la saga Alien dans un nouvel épisode avec les personnages de Ripley et Hicks, pourrait donc bel et bien se concrétiser.

Sigourney Weaver a confirmé son intention de participer à ce projet, le cinquième volet de la saga Alien, réalisé par Neill Blomkamp. Les cinéphiles qui ont vu Chappie se souviennent que Weaver et Blomkamp avaient déjà travaillé ensemble.

« C’est une histoire formidable et c’est très satisfaisant pour moi d’offrir une fin à cette femme… Le scénario contient tellement d’éléments originaux, mais rend vraiment justice à ce que j’appellerais les besoins vitaux d’un Alien. C’est un hommage à l’immense travail accompli par les autres réalisateurs, dans un sens, mais il part dans une toute autre direction. J’espère qu’on va pouvoir le faire. »

Ce long-métrage sera la dernière participation de Sigourney Weaver à la saga Alien et pourrait bien être la toute dernière aventure du lieutenant Ellen Ripley.

Ce nouveau film sera une suite directe du cultissime Aliens, le retour, réalisé par James Cameron en 1986. Le caporal Hicks et la jeune enfant Newt avaient réussi à survivre à l’invasion Alien à la fin du film aux côtés de Ripley et étaient parvenus à quitter la planète LV-4-26. Le long-métrage de Neill Blomkamp n’intégrera pas les événements et les évolutions scénaristiques des films Alien 3 et Alien Resurrection. Alien 5 développera donc une trame annexe. Les cinéphiles déçus du sort réservé à Ellen Ripley par David Fincher et Jean-Pierre Jeunet dans le troisième et le quatrième volet attendent avec impatience ce projet du réalisateur sud-africain.

Cette nouvelle temporalité surprenante pourrait plaire aux mordus de la saga qui s’étaient plongés dans le jeu vidéo Alien : Isolation, mélange d’infiltration et de survie. Le joueur incarnait Amanda Ripley, la fille de Ellen Ripley, qui partait sur les traces de sa mère disparue suite à la découverte de la boîte noire du vaisseau spatial le Nostromo (théâtre de l’intrigue de Alien, le huitième passager). Un niveau bonus du jeu permettait de revivre les scènes finales du tout premier film, réalisé par Ridley Scott, en choisissant d’incarner les avatars de Ellen Ripley (Sigourney Weaver), Dallas (Tom Skerritt), Lambert (Veronica Cartwright), Brett (Harry Dean Stanton) ou bien encore Parker (Yaphet Kotto).

Alien 5 pourrait voir le jour en 2018. Les amateurs de science-fiction et d’horreur vont donc devoir attendre encore de longs mois pour découvrir ce nouveau volet de la saga culte Alien dans les salles obscures. Reste à espérer que le calendrier chargé de Neill Blomkamp et Sigourney Weaver ne vienne pas mettre fin à ce projet qui tient de plus en plus à cœur à l’actrice américaine.

« La Fox nous a demandé d’attendre afin que Ridley puisse tourner sa suite de Prometheus. C’est vraiment regrettable, parce que notre film serait déjà terminé sans cela. Maintenant nous devons attendre qu’il ait terminé, j’ai deux Avatar et Neill doit préparer The Gone World. Donc il faudra voir ce qui se passe quand ces projets seront terminés. »

De nouvelles informations pourraient été communiquées sur Alien 5 le week-end prochain lors d’une célèbre manifestation culturelle et populaire aux USA. Les fans du monde entier de la saga vont en effet suivre avec intérêt l’hommage rendu au film  Aliens, le retour lors du Comic-Con 2016, qui se déroulera du 21 au 24 Juillet à San Diego. Une conférence, qui s’annonce d’ores et déjà culte, sera organisée pour célébrer les 30 ans du film avec un casting impressionnant de stars pour le plus grand bonheur de tous les festivaliers présents : James Cameron, Sigourney Weaver, Michael Biehn, Bill Paxton, Lance Henriksen, Paul Reiser et Carrie Henn participeront à ce débat lors du Comic-Con à San Diego.

Alien : Covenant, la suite de Prometheus et nouveau film de Ridley Scott, sortira le 04 août 2017 aux USA.

 

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

Newsletter

À ne pas manquer

Vivaldi et moi : tutti per la musica

Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

« Michael » piétine son icône en moonwalk

Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.

Le Réveil de la Momie : ni morte ni réveillée

Lee Cronin tente de ramener la Momie à ses origines : un drame familial hanté par le deuil et la culpabilité. La promesse est tenue pendant près d'une heure, avant que "Le Réveil de la Momie" se perde dans ses propres ambitions contradictoires, incapable de choisir entre le drame viscéral qu'il voulait être et la mécanique Blumhouse qu'il ne pouvait s'empêcher de reproduire. Un rendez-vous manqué, pourtant généreux en ambitions, mais trop avare en courage.

Graham Swon — La parole comme territoire

Trois films, une carte blanche, et une même ligne de force : chez Graham Swon, la parole ne se contente pas d’accompagner l’image, elle la traverse, la déplace, parfois même la remplace. De la dérive poétique d’An Evening Song (for three voices) à l’expérience quasi hypnotique de The World Is Full of Secrets, en passant par l’étrangeté expressionniste de Careful, se dessine un cinéma où dire, c’est déjà faire advenir.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.